De très nombreuses sortes de pagne coexistent en Afrique, fabriqués avec les matériaux de la forêt ; en écorce battue ornée de motifs M’buti par les Pygmées au Zaire , aux tissus les plus riches et complexes inspirés des techniques indonésiennes, en passant par les pagnes colorés des
Masaï et les pagnes courts et affriolants réservés à l’intimité dans l’Ouest et centre-ouest du continent.

Dans les pays du Golfe de Guinée, de la Côte d’Ivoire au Sud du Nigeria, le pagne traditionnel était une pièce de tissu d’environ 1m de large et 8,5m de long. Lors des occupations quotidiennes, le pagne était plié en deux dans le sens de la longueur et enroulé autour des hanches. Dans des situation plus « formelles », les cérémonies, ou quand il faisait froid, il était déplié et drapé à la façon d’une toge ou d’un sari, une partie s’enroulant autour de la taille et le bord libre rejeté derrière l’épaule gauche, ou parfois relevé sur la tête.

Bien entendu, si un individu pouvait se permettre de posséder plusieurs pagnes, il utilisait les plus usés en position « travail » lors de ses occupations journalières et un pagne de bonne qualité drapé autour du corps pour les grandes occasions. À l’époque moderne, le pagne des femmes fut coupé pour former trois parties (pagne, corsage et surjupe ou châle). Celui des hommes n’est plus utilisé que pour de grandes occasions et/ou par les hommes d’un certain rang (prêtres, chefs traditionnels au Ghana, notamment).

On appelle pagne wax les tissus imprimés utilisés notamment en Afrique de l’Ouest, jusqu’en République démocratique du Congo, et dont la technique s’inspire des Batiks Javanais, réalisés avec des cires hydrophobes (Wax signifie « cire »). Les premiers tissus de ce style ont d’ailleurs été ramenés par des mercenaires ghanéens travaillant en Indonésie pour les Britanniques et les Hollandais. La création et le tissage de ces pagnes ont donné lieu à une véritable industrie, les originaux ayant été produits en Hollande (real Dutch wax). Il existe des versions imprimées (faux-wax) très dynamiques en Côte d’Ivoire notamment. Les motifs, parfois humoristiques ou populaires (images de héros de série télévisé, formules chocs…) en sont dessinés par des artistes burkinabés, maliens, ivoiriens principalement. Les pagnes batiks peuvent servir pour mettre un bébé au dos, de paréo, ou encore être taillés et cousus pour faire des vêtements, des housses de fauteuils, des rideaux, des sacs… Matière : 100% coton usiné

Il y a aussi le Bogolan qui est le plus original des textiles traditionnels du Burkina Faso, il apportera de l’authenticité dans votre décoration africaine. C’est un art typiquement manuel, utilisant des produits naturels. Il est issu de la rencontre de l’argile, de la forêt (racines, feuilles, encre) et du coton. De nos jours, l’utilisation des produits Bogolan s’est diversifiée allant de l’habillement à l’ameublement, â la décoration et à des accessoires divers. Le tissu Bogolan porte en lui la joie, la convivialité et l’amour qui entourent sa réalisation . A l’origine, le Bogolan était réservé à une classe donnée de la société. Il s’agissait des chasseurs et dans une moindre mesure les guerriers et les guérisseurs. Avec une calligraphie complexe composée de symboles cryptiques, le Bogolan ne laisse personne indifférent. Il est devenu très convoité aussi bien au Burkina Faso, en Afrique que dans les autres continents. Le Bogolan c’est – la modernité alliée à la tradition, – l’esthétique qui magnifie les valeurs et symboles des sociétés sahéliennes, – l’expression de la personnalité de l’artisan producteur, – le respect de l’écologie et de son environnement. Pour tous les amateurs de l’artisanat naturel et écologique, le Bogolan est une référence.
Le tissage traditionnel sur un minuscule métier, ne pouvant fabriquer qu’une bande d’étoffe étroite, est toujours pratiqué. Mais avec cet outil rudimentaire, le tisserand burkinabè est capable de réaliser des merveilles. Notamment de splendides couvertures polychromes aux motifs géométriques, sans oublier les magnifiques tenues traditionnelles encore portées aujourd’hui, aussi bien à la campagne qu’à la ville où son port a une forte connotation identitaire.
Un pays avec une aussi forte tradition cotonnière ne pouvait qu’être célèbre pour ses tissus et habits multicolores » Faso Dan Fani « , fabriqués avec cette noble matière.
Il y a aussi les pagnes kitas en Côte d’Ivoire et au Ghana . Le kita, encore appelé kente, est une étoffe dont on doit l’existence au peuple Akan, un peuple qu’on retrouve en Côte d’Ivoire et au Ghana.
Signification symbolique des couleurs
noir: maturité, énergie spirituelle
bleu: paix, harmonie, amour
vert: végétation, récolte, croissance, renouveau spirituel
marron: couleur de la « mère terre », associée à la guérison
rose: associée à la femme, essence de vie
violet: associée à la féminité
argent: sérénité, pureté, joie
blanc: purification, sanctification
or: royauté, haut statut, gloire, pureté spirituelle
jaune: préciosité, royauté, santé, fertilité

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